Tribune Font del gat

Changer d’agriculture, vite !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                         L’agriculture productiviste est une des principales causes de la pollution des eaux. Il faut prendre le problème à la               source au nom du vieux principe : mieux vaut prévenir que guérir ! Bien sûr, on pourrait penser que le domaine agricole n’est             pas du ressort de l’agglomération. Pourtant, de nombreuses communes rurales la composent, et elle pourrait peser plus                    auprès du département et de la région pour infléchir les politiques agricoles.

        Nous demandons de :

  • Prioriser l’agriculture biologique. Cela signifie aider au développement du maraîchage et de l’agriculture biologique, et favoriser l’élevage biologique pour en finir avec l’élevage intensif (vaches, bovins, porcins et volailles).
  • Inciter à la couverture du sol en hiver par la pratique de cultures intermédiaires (moutardes, phacélie…) qui piègent les nitrates ou par une rotation des cultures d’hiver céréales, colza) et cultures de printemps ou d’été (betteraves, pommes de terre).
  • Réduire au maximum les quantités de phosphores et d’azote (déjections animales, responsables de l’excès de nitrates qui pollue les eaux souterraines).
  • Diminuer au maximum le recours aux pesticides.
  • Réévaluer la politique d’épandage dans les champs de boues issues des stations d’épurations contaminées par des métaux lourds et des PCB. La surproduction de boues issues des stations d’épurations pose d’autres problèmes écologiques, du fait de la production de dioxines lors de leur incinération.
  • Tout mettre en œuvre pour favoriser la biodiversité, préserver et restaurer les zones humides, les mares, les prairies, les haies, la remise en herbe, bandes enherbées dont les fonctions écologiques sont essentielles (limitation des inondations, capacité d’autoépuration des eaux).
  • Renforcer ou rendre obligatoire l’éco-conditionnalité des aides aux agriculteurs pour les aider à changer de pratiques agricoles. Nous soulignons ici que le curatif n’a jamais été la solution car il favorise la fuite en avant. Le préventif est la seule approche qui vaille. Cela signifie qu’il faut privilégier un autre circuit économique pour des petites et moyennes exploitations ancrées dans leur territoire.