Collecte de l’eau de pluie.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

            Les Sundarbans est une région de l’Inde constituée de vastes îles entre lesquelles s’entrelacent, comme une toile d’araignée, les bras du Gange. L’eau douce du fleuve sacré se perd dans l’eau saumâtre du golfe du Bengale. Un écosystème exceptionnel qui lui vaut d’être classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987. Ses 102 îles sont habitées par 4 millions d’Indiens qui doivent vivre avec une aridité sévère ou avec un excédent d’eau.

Depuis longtemps les autochtones creusent de petits bassins. La terre extraite sert à  surélever la maison pour se protéger des inondations fréquentes lors de la saison des pluies dans cette région située juste au-dessus du niveau de la mer. Les réserves d’eau permettent de subvenir à certains besoins domestiques tels les bains, les lessives ou encore l’élevage de quelques poissons. Jamais ces petites réserves n’étaient utilisées pour quelconque activité commerciale ou pour irriguer les champs. La pluie tombe pendant les 4 mois de la mousson, de juin à septembre, ce qui permet le remplissage, ensuite plus rien, la sécheresse absolue en attendant la prochaine saison des pluies. Généralement les paysans réalisent une seule récolte après la saison des pluies mais il est difficile de boucler l’année, leurs besoins et ceux de la population sont largement supérieurs. Partir à Calcutta grossir les bidonvilles misérables de la capitale semble la meilleure solution. Ce n’est que pure illusion, les conditions de vie sont exécrables, encore plus dures car la chaleur et la solidarité familiale font grandement défaut. Depuis les années 2000, pour éviter les migrations vers la mégapole de Calcutta, les dirigeants d’une association locale prônent le creusement de bassins pour l’agriculture en consacrant un tiers de la surface agricoles à des cuvettes collectives profondes de 3 mètres et de la surface d’une moitié de terrain de football. L’association organise des foires agricoles pour convaincre les paysans de l’intérêt des bassins de collecte de l’eau de pluie, démontrant que le système préconisé autorise 2 récoltes par an. Mais la plupart sont des excavations individuelles qui ne mesurent pas plus de 10 mètres de large. La terre sert à surélever la parcelle de un mètre environ. Le terrain, ainsi protégé des inondations, produit diverses cultures : des légumes, du riz, des fruits ou encore de la nourriture pour le bétail. Il contribue aussi à réduire l’érosion de la terre arable pendant les fortes pluies. Bien exploité, un terrain permet d’assurer les besoins alimentaires d’une famille d’une vingtaine de personnes pour un coût d’environ 4 000 euros. Les frais d’entretien sont faibles. Autre avantage, chaque trou fournit du travail à 50 terrassiers pendant un mois contribuant ainsi à l’activité économique dans une région parmi les plus pauvres de l’Inde.

Ayant pu constater le succès de l’opération, le gouvernement indien a lancé en 2007 un programme qui prend le relais grâce à un prêt 20 millions d’euros accordé par la Banque asiatique de développement. L’objectif est d’atteindre 50 000 bassins. En 2010, 15 000 réservoirs étaient déjà creusés.

Les enjeux du développement durable

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

    La notion de développement durable a été conçue au sein de l’ONU en 1992. Cette origine est très importante car elle implique deux impératifs : être consensuelle, d’une part et encourager d’autre part le développement. Car l’une des missions essentielle de l’ONU est de faire parvenir tous les pays du monde à un haut niveau de développement. La notion de développement durable est consensuelle parce que personne ne peut s’opposer à promouvoir un développement humain supportable par la planète. Tout le monde est d’accord pour atteindre un stade de développement qui satisfasse les besoins de chacun sans compromettre ceux des générations futures. Enfin, le consensus se fait autour des 3 paramètres du développement durable :1) croissance économique,  2) équité sociale, 3) respect de l’environnement. C’est au regard de ces 3 paramètres que l’on peut juger si un développement est durable. Au niveau d’une région, d’une ville ou d’une entreprise, faire du développement durable consiste à trouver le juste équilibre entre la croissance, le partage des aménagements ou des profits, et le respect de l’environnement. Pour une région, ce sera par exemple de financer un réseau de chemin de fer assurant une bonne desserte locale. Ainsi, on favorise un transport collectif qui est propre et économe des d’énergie polluantes. Pour une ville, ce sera par exemple de construire un réseau de tramway. Pour une entreprise, ce sera de s’équiper d’une flotte de véhicules électriques, de recycler son eau ou de récupérer la chaleur du processus de fabrication. En revanche, une entreprise qui, pour augmenter ses profits, « dégraisse » ses effectifs, ne fait pas du développement durable même si elle fait des économies d’énergie ou recycle ses déchets. De même, une agriculture n’est durable que si elle ne prélève pas trop dans les réserves en eau et ne pollue pas les sols par trop d’engrais chimiques, de lisier ou de pesticides. Car alors, elle n’est ni équitable socialement, ni respectueuse de l’environnement. Le problème, avec le développement durable, c’est qu’il met sur le même pied trois domaines dont le poids est différent. Le développement économique est un souci de l’homme depuis l’origine des temps, le souci de l’équité sociale n’est apparu que vers la fin du 18ème siècle et le respect de l’environnement n’est vraiment apparu que depuis 4 décennies. Une vraie politique de développement durable, pour rétablir l’équilibre, doit faire porter le gros de l’effort sur l’environnement, qui n’était naguère pas pris en compte, sans compromettre la croissance ni l’équité sociale. 

La vie ce n'est pas d'attendre que les orages passent, 

c'est d'apprendre comment danser sous la pluie.

Ressource indispensable.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                         Notre planète, dénommée la planète bleue, est recouverte à 70 % par l’eau. Mais 97,5 %  de cette ressource sont salées et impropre à la consommation. Reste 2,5 % qui sont en partie inaccessibles car cette eau est gelée sous forme de glaciers, banquise ou bien elle est enfouie dans des nappes souteraines, trop profondes, pour être exploitées. Finalement pour les humains, seul 1 % de cette eau douce est disponible : c’est l’eau des rivières, des lacs et des sources souterraines accessibles, la seule qui soit régulièrement renouvelée par la pluie ou la neige. Au total, seulement 0,0001 % de l’eau terrestre est potable et disponible.

Au cliché spatial du globe terrestre bleuté succède une réalité moins idyllique sur Terre. Sur notre Terre rien n’est simple, chacun le sait. De vastes zones terrestres desséchées ou des îles périodiquement submergées métamorphosent le monde. Ici une terre aride, craquelée par un soleil torride, un marigot infesté de miasmes ravageurs, une femme ramenant à la hutte, après un long trajet, une eau altérée, là-bas une inondation aux flots ravageurs, des grappes humaines déshumanisées qui pataugent dans l’eau, ailleurs les puits pollués par des minéraux naturels. Chargée de symboles dans toutes les croyances et dans toutes les civilisations humaines, l’eau n’est pas une ressource banale. Le sens sacré, les rapports qu’entretenaient nos aïeux avec cette ressource située entre santé et maladie, entre vie et mort s’est diluée avec la modernité, du moins dans nos sociétés de consommation, même s’il existe encore ci ou là dans quelques contrées des relations respectueuses avec cet élément vital. Pour la plupart des habitants elle a perdu de sa magie, considérée comme une chose allant de soi, en fait nous ne l’apprécions que pour jouer avec elle. Nous l’avons laissé peu à peu et inconsciemment se dégrader. Monayée, abîmée, salie, cette source de vie manipulée devient elle-même malade pour propager les virus et les épidémies meurtrières parmi les habitants les plus pauvres, les plus fragilisées de notre planète. L’eau saine nettoie et purifie, l’eau souillée tue.

Nous buvons, peut-être pas pour longtemps, la même eau que nos ancêtres, nos descendants ne boiront pas cette même eau encore naturelle si nous persistons à gaspiller et polluer honteusement cette ressource vitale à toute vie sur la Terre ! Notre suffisance nous empêche d’apprécier l’importance d’une eau vivante pour notre santé, pour notre bien-être, pour notre cadre environnemental. Des pratiques ou fausses idées dépassées qu’il faut bannir dès à présent. Une surconsommation superflue, entraînée par les modes de vie, des méthodes de productions agricoles ou industrielles hypothèquent gravement l’avenir de nos enfants. Nous pouvons éprouver un sentiment d’impuissance à tous ses problèmes. Pourtant si nous prenons le temps d’observer, de comprendre la substance, si nous ne lui accordons l’estime qu’elle mérite pour ses qualités, rétablir l’équilibre alimentaire, modérer nos comportements quotidiens seront un grand pas peut-être pas suffisant pour enrayer mais au moins pour atténuer un avenir chamboulé par le changement climatique, ponctué de séquences d’inondations ou de période de stress hydrique. Stress et de surcroît hydrique, voilà un mot moderne que je n’aime pas. Lire cette page, c’est justement envoyer ce stress hydrique dans les bas-fonds, c’est prendre conscience de l’eau et de l’importance des choses que nous savions déjà mais que nous avions totalement oubliées par une mémoire complaisamment défaillante ou par facilité. Remémorer le savoir-faire, les techniques amoncelés dans le monde au fil des siècles que nous ont légués nos descendants avec ses conflits et conquêtes funestes, ses fléaux et catastrophes dramatiques, mais aussi les histoires pagnolesques, les puits sacrés, les fontaines liturgiques, les cancans des lavoirs publics, les anecdotes savoureuses, les implorations divines, les sources vénérables, les progrès sociaux, les dictons populaires et les proverbes, l’inspiration des écrivains et musiciens, la verve des artistes peintres et architectes ont nourri l’écriture. C’est la méthode relaxante que j’ai choisi

Leau qui chanteEn Tunisie ou ailleurs, l'eau chante pour les humains, les animaux ou la flore. Partout sur notre planète, l'eau c'est la vie. Photo d'avril 1917.

Développement durable 1

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Meilleurs vœux 2020 pour une année douce et paisible.

Per molts anys

 Bienvenue à l’année 2020. Au programme :

Des sourires pour chasser la tristesse,

De la confiance, pour faire disparaître les doutes,

Des gourmandises, pour croquer la vie,

Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles,

De la générosité, pour le plaisir de partager,

Du courage pour continuer à avancer,

L’option bissextile est offerte.

Laissez l’ancienne année flotter tranquillement et

avancez confiant vers la nouvelle année qui porte le renouveau !

 

Développement durable.

Pendant longtemps, les hommes ont géré la planète sans prêter attention à son fragile équilibre. On a pollué la ressource aquatique et l’air éléments indispensables à la vie, surexploité les forêts, les matières premières, les énergies fossiles, fait disparaître de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. Mais aussi la dégradation des sols dont l’érosion est la principale préoccupation.

Maintenant on sait que ce comportement est dangereux pour la survie de l’Homme sur la planète. Heureusement, une prise de conscience est en cours pour envisager un développement qui réponde aux besoins du présent et garantir pour demain un développement durable.

Le développement durable a été formulé la première fois à l’occasion du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Cette formule associe obligatoirement la bonne gestion économique, le progrès social et la préservation de l’environnement. La combinaison de ces trois principes s’appuie sur une nouvelle gouvernance et repose sur six piliers fondamentaux :

  • 1). Principe de précaution (n’attendons pas l’irréparable pour agir).
  • 2). Principe de prévention (il vaut mieux prévenir que guérir).
  • 3). Principe d’économie et de bonne gestion (qui veut aller loin ménage sa monture).
  • 4). Principe de responsabilité (qui dégrade doit payer).
  • 5). Principe de participation (tous concernés, tous décideurs, tous acteurs).
  • 6). Principe de solidarité (léguons aux générations futures un monde viable).

Le développement durable est également synonyme d’une meilleure répartition des richesses afin de fournir nourriture, eau potable, énergie électrique à tous les hommes. Actuellement un être humain sur quatre environ souffre de la misère (1,3 milliard de personnes dans les pays en voie de développement et 100 millions dans les pays riches), un sur cinq vivote sans eau potable et un sur quatre sans électricité.

A Noel, le Père Noël est une ordure !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

 Le Père Noël parade tout le mois de décembre, mais il ne distribue les cadeaux que le jour de Noël, le 25. Certains avancent que s’il était riche chaque jour serait Noël ! Et surtout ne croyez pas qu’Emmanuel Macron, même masqué avec une longue barbe blanche et une hotte sur son dos est un Père Noël d'un nouveau genre. S’il supporte une hotte c’est pour que les retraités versent, à fonds perdus, les économies d'un modeste bas de laine qu’ils ont péniblement polotonné durant des années en travaillant durement afin de jouir, justement, d'une meilleure vieillesse qu'on prévoyait, déjà, difficile ! Alors, ami (e) lecteur, lectrice fais "gaffe" à ta petite cagnotte car tu le crois, toi, ce Père Noël moderne qui nous veut que du bien ?

L'avare est un cheval chargé de vin et qui boit de l'eau en chemin. 

Proverbe allemand.

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