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Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Chers lecteurs et amis

Le site Internet

"L'eau qui chante, murmure et gronde"

est arrêté momentanément pour des

raisons techniques afin de reconstruire

votre mensuel préféré.

La première pause en 10 ans de parutions afin

de rendre meilleur votre mensuel préféré.

 

A bientôt.  Christian Téna.

 

Baignade en toute sécurité.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Vivez la baignade en toute sécurité.

Que l’on se baigne sur une plage de sable fin, sur une côte rocheuse, dans une rivière, un lac ou un étang le risque de pollution ou d’un incident, plus ou moins grave, est toujours  présent, cela exige un comportement de sagesse et de précaution. La liste n’est pas exhaustive.

1). Pour éviter les malaises et les risques d’hydrocutions, entrez dans l’eau progressivement.

2). Ne vous baignez jamais dans les zones de baignades interdites mais sur les plages surveillées.

3). Evitez de vous baigner seul.

4). Reconnaissez les fonds avant de plonger.

5). Les accidents de plongeon sont à l’origine de graves blessures.

6). La consommation d’alcool aggrave le risque de noyade.

7). Protégez-vous du soleil : appliquez de la crème solaire, portez chapeau et lunettes de soleil.

8). Evitez l’exposition les plus chaudes de la journée (entre 12 et 14 heures), cherchez l’ombre.

9). Pour le bien de chacun n’abandonnez pas vos déchets dans les espaces naturels. Si vous constatez une décharge, signalez-le à la marie ou à l’office du tourisme.

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Si attrayante, si naturelle.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

           Entendez-vous l’eau du robinet ? C’est un bruit rafraîchissant qui évoque la salle de bains. Entendez-vous les vagues de la mer, le torrent qui cascade, le clapotis sous le parapluie, le mugissement du fleuve ? Elle chante, murmure et gronde.

Elle nous est si familière et pourtant si mal connue, si maltraitée. Elle est source de purification pour le corps et l’esprit. Aujourd’hui, comme hier chez les Grecs et les Romains, elle joue un rôle décisif dans toutes les activités humaines. En atteste, l’engouement vers les lieux de villégiature où l’onde limpide est prédominante : les îles idylliques au milieu des océans, autour de la Méditerranée ou sur le littoral Atlantique. Elle imagine les rêves, elle cultive loisirs, elle conçoit les plaisirs ! L’eau naturelle est indispensable à toute vie sur Terre, mais c’est aussi un élément incontournable pour le bien-être. Les week-ends, les soirées d’été, les vacances sont des moments forts de détente durant lesquels elle joue un rôle essentiel. L’eau permet des activités sportives pleine nature, sous et sur l’eau : canyoning, rafting, aviron, natation, plongée subaquatique, yachting, plaisance, pêche sportive, planches à voile et tous ses dérivés flottant sur l’élément liquide dont le vent est le moteur. Plus bucolique, plus apaisant est le cheminement sur les berges d’une rivière, arpenter les contours d’un lac ou pédaler sur le chemin de halage d’un canal, plus mondain de s’immerger dans un bain d’eau thermale, plus sportive de se trémousser dans l’eau iodée. L’eau est à tout moment le bonheur pour petits et grands. Quel que soit l’endroit, l’eau accompagne toujours la mode et elle a un effet positif tant sur l’esprit que sur le corps.

Un don de la Nature, un symbole fort de puissance, de convivialité, de sensualité, de modernité, un trésor à protéger, à respecter, surtout pas polluer et pas gaspiller, à gérer de manière rationnelle pour bonifier la vie des hommes d’aujourd’hui et celle des hommes de demain.

L’eau, ressource renouvelable mais précieuse, qu’il faut respecter !

 

L’eau brille de tant de facettes que chacun

trouvera des raisons de s’y attacher.

Changer d’agriculture, vite !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                         L’agriculture productiviste est une des principales causes de la pollution des eaux. Il faut prendre le problème à la               source au nom du vieux principe : mieux vaut prévenir que guérir ! Bien sûr, on pourrait penser que le domaine agricole n’est             pas du ressort de l’agglomération. Pourtant, de nombreuses communes rurales la composent, et elle pourrait peser plus                    auprès du département et de la région pour infléchir les politiques agricoles.

        Nous demandons de :

  • Prioriser l’agriculture biologique. Cela signifie aider au développement du maraîchage et de l’agriculture biologique, et favoriser l’élevage biologique pour en finir avec l’élevage intensif (vaches, bovins, porcins et volailles).
  • Inciter à la couverture du sol en hiver par la pratique de cultures intermédiaires (moutardes, phacélie…) qui piègent les nitrates ou par une rotation des cultures d’hiver céréales, colza) et cultures de printemps ou d’été (betteraves, pommes de terre).
  • Réduire au maximum les quantités de phosphores et d’azote (déjections animales, responsables de l’excès de nitrates qui pollue les eaux souterraines).
  • Diminuer au maximum le recours aux pesticides.
  • Réévaluer la politique d’épandage dans les champs de boues issues des stations d’épurations contaminées par des métaux lourds et des PCB. La surproduction de boues issues des stations d’épurations pose d’autres problèmes écologiques, du fait de la production de dioxines lors de leur incinération.
  • Tout mettre en œuvre pour favoriser la biodiversité, préserver et restaurer les zones humides, les mares, les prairies, les haies, la remise en herbe, bandes enherbées dont les fonctions écologiques sont essentielles (limitation des inondations, capacité d’autoépuration des eaux).
  • Renforcer ou rendre obligatoire l’éco-conditionnalité des aides aux agriculteurs pour les aider à changer de pratiques agricoles. Nous soulignons ici que le curatif n’a jamais été la solution car il favorise la fuite en avant. Le préventif est la seule approche qui vaille. Cela signifie qu’il faut privilégier un autre circuit économique pour des petites et moyennes exploitations ancrées dans leur territoire.

     

Dessalement de l’eau de mer.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

        Les usines de dessalement prospèrent en bord de mer. Il existerait près de 14 000 usines de dessalement en activité dans le monde. Le pourtour de la Méditerranée n’est pas en reste. Près de chez nous, l’Espagne confrontée à de graves pénuries d’eau s’engage résolument sur cette voie. Depuis peu, à Prat del Llobregat une puissante unité est en service pour fournir de l’eau potable à Barcelona et sa banlieue.

Ces équipements onéreux sont réservés aux pays riches persuadés qu’avec de l’argent ils peuvent dompter la nature plutôt que de changer leur comportement ou mode de vie. Grâce en grande partie aux multinationales françaises qui ont prospéré autour de l’eau, leaders dans les dernières innovations techniques. C’est ainsi que Véolia a réalisé l’usine d’Ashkelon en Israël. Un complexe ultramoderne qui produit 320 000 m3/jour, qui peut alimenter en eau potable plus de 1 million de personnes.

Ce n’est pas un hasard si la moitié des usines de dessalement se situe au Moyen-Orient car le processus requiert de grandes quantités d’énergie, ce qui implique un coût que seuls les pays riches en pétrole peuvent s’acquitter. Alors que l’accès à l’eau est un problème qui touche plus de 1 milliard d’individus, une poignée de nantis s’affranchit de toutes contraintes en recourant à une technologie polluante. L’osmose inverse, du fait d’une fiabilité accrue, et grâce à la faible consommation électrique (4 à 5 kwh/m3) atteint environ aujourd’hui 50% de la part de marché. Le coût de production se situe entre 1 et 2 dollars. Effet pervers toutefois, comme son nom l’indique, dessaler consiste à retirer les sels dissous dans l’eau de mer, en général de 33 à 37 grammes de solutés par litre. Le procédé requiert de l’énergie et constitue de ce fait une source d’émission de gaz à effet de serre mais pose surtout le problème du rejet de la concentration de sel obtenu. Si l’accroissement de la salinité de l’environnement côtier semble, temporairement, pouvoir être écarté pour les océans, tel ne peut être le cas pour les mers fermées ou semi-fermées comme la Méditerranée dont les écosystèmes, lorsqu’ils existent encore, sont particulièrement affaiblis. En outre des études récentes montrent que le réchauffement climatique provoque également une augmentation exponentielle de l’acidité des océans. Or, des rejets massifs de saumure dans les mers ne risquent pas d’améliorer la situation mais bien de l’amplifier. Actuellement, les usines de dessalement produisent 19 millions de m3 de déchets par jour. On estime que leur production aura triplé ou quadruplé d’ici à 2020, les rejets de saumure avec. La technologie de l’osmose inverse nécessite l’utilisation de produits chimiques pour un traitement préalable de l’eau, le nettoyage des membranes auquel il faut ajouter la corrosion des circuits lié aux sels entraîne la présence de polluants. Nulle technologie n’est parfaite.

Le mirage du dessalement est un moyen pour échapper à des questions de fond. Question sur nos modes de vie, sur le fait de penser que l’on peut prélever indéfiniment et sans conséquences sur le capital naturel de la planète. L’approche de la question du dessalement de l’eau de mer résume bien le regard que nous jetons sur notre propre avenir. Ne rien changer parce que l’homme saura trouver la solution miracle ou, à l’inverse, tenter de changer nos comportements, d’adopter une vision globale de notre planète de comprendre ses interactions.