C’est quand un monde « nouveau » ?

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

            Le monde brûle en Amazonie, en Californie, en Australie, plus près de chez nous on entend les grandes entreprises de produits chimiques exploser comme à Rouen, à Nantes. A moins de 200 km de Perpignan, dans la zone industrielle Nord de la banlieue barcelonaise, à San Adria de Besos exactement, ville mitoyenne avec Barcelona, une nouvelle déflagration désintègre une usine où brûlent immédiatement 60 000 litres de liquides toxiques. Une épaisse fumée noire, inquiétante, s’élève dans le ciel, il pleut des poussières, des cendres tombent sur les villes et la campagne environnante. Pour éteindre le gigantesque incendie qui a suivi l’explosion, l’eau utilisée, chargée de résidus chimiques, se déverse naturellement dans le fleuve côtier, le Besos, réceptacle des eaux contaminées.

L’Agence Catalane de l’Eau (ACE), rattachée à la Généralitat de Catalunya qualifie l’événement de désastre écologique et déclare le fleuve-côtier barcelonais en situation d’urgence environnementale. Elle annonce que l’eau ne peut pas être prélevée, pas même pour l’irrigation. Le lendemain, les eaux du fleuve, gravement polluées, charrient des milliers de poissons morts, probablement tués par les résidus provenant de l’usine. Les techniciens de l’ACE, dépêchés sur place ont ramassé des milliers de poissons sans vie et d’autres agonisants tout au long des 8 km qui séparent l'usine à la Méditerranée. Ils affirment également que pas un poisson n’a survécu en amont du lieu de l'exposionn jusqu’à Santa Coloma de Grammanet. Une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de ce dépôt qui avait fait l’objet de sanctions antérieures pour non-respect des normes de stockage de produits hautement nocifs. La relance des activités des sociétés industrielles a soulevé des vives inquiétudes parmi les populations alentours. La peur paralyse les riverains. 

La France voit loin, très loin même. Après avoir annoncé la fin du plastique jetable pour 2040, que la loi garantit qu’en 2050 nous n’émettrons pas plus de CO2 que ce que la nature est capable d’absorber. Comment limiter la hausse du réchauffement climatique à 1,5°C quand le pays ne tient pas ses objectifs les plus élémentaires ? D'après un ministre concerné par les problèmes climatiques a déclaré sur les chaînes de télévision françaises :  la France ne baisse pas les bras, encore heureux !

INFORMATION

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Chers lecteurs et amis

Le site Internet

"L'eau qui chante, murmure et gronde"

est arrêté momentanément pour des

raisons techniques afin de reconstruire

votre mensuel préféré.

La première pause en 10 ans de parutions afin

de rendre meilleur votre mensuel préféré.

 

A bientôt.  Christian Téna.

 

Baignade en toute sécurité.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Vivez la baignade en toute sécurité.

Que l’on se baigne sur une plage de sable fin, sur une côte rocheuse, dans une rivière, un lac ou un étang le risque de pollution ou d’un incident, plus ou moins grave, est toujours  présent, cela exige un comportement de sagesse et de précaution. La liste n’est pas exhaustive.

1). Pour éviter les malaises et les risques d’hydrocutions, entrez dans l’eau progressivement.

2). Ne vous baignez jamais dans les zones de baignades interdites mais sur les plages surveillées.

3). Evitez de vous baigner seul.

4). Reconnaissez les fonds avant de plonger.

5). Les accidents de plongeon sont à l’origine de graves blessures.

6). La consommation d’alcool aggrave le risque de noyade.

7). Protégez-vous du soleil : appliquez de la crème solaire, portez chapeau et lunettes de soleil.

8). Evitez l’exposition les plus chaudes de la journée (entre 12 et 14 heures), cherchez l’ombre.

9). Pour le bien de chacun n’abandonnez pas vos déchets dans les espaces naturels. Si vous constatez une décharge, signalez-le à la marie ou à l’office du tourisme.

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Si attrayante, si naturelle.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

           Entendez-vous l’eau du robinet ? C’est un bruit rafraîchissant qui évoque la salle de bains. Entendez-vous les vagues de la mer, le torrent qui cascade, le clapotis sous le parapluie, le mugissement du fleuve ? Elle chante, murmure et gronde.

Elle nous est si familière et pourtant si mal connue, si maltraitée. Elle est source de purification pour le corps et l’esprit. Aujourd’hui, comme hier chez les Grecs et les Romains, elle joue un rôle décisif dans toutes les activités humaines. En atteste, l’engouement vers les lieux de villégiature où l’onde limpide est prédominante : les îles idylliques au milieu des océans, autour de la Méditerranée ou sur le littoral Atlantique. Elle imagine les rêves, elle cultive loisirs, elle conçoit les plaisirs ! L’eau naturelle est indispensable à toute vie sur Terre, mais c’est aussi un élément incontournable pour le bien-être. Les week-ends, les soirées d’été, les vacances sont des moments forts de détente durant lesquels elle joue un rôle essentiel. L’eau permet des activités sportives pleine nature, sous et sur l’eau : canyoning, rafting, aviron, natation, plongée subaquatique, yachting, plaisance, pêche sportive, planches à voile et tous ses dérivés flottant sur l’élément liquide dont le vent est le moteur. Plus bucolique, plus apaisant est le cheminement sur les berges d’une rivière, arpenter les contours d’un lac ou pédaler sur le chemin de halage d’un canal, plus mondain de s’immerger dans un bain d’eau thermale, plus sportive de se trémousser dans l’eau iodée. L’eau est à tout moment le bonheur pour petits et grands. Quel que soit l’endroit, l’eau accompagne toujours la mode et elle a un effet positif tant sur l’esprit que sur le corps.

Un don de la Nature, un symbole fort de puissance, de convivialité, de sensualité, de modernité, un trésor à protéger, à respecter, surtout pas polluer et pas gaspiller, à gérer de manière rationnelle pour bonifier la vie des hommes d’aujourd’hui et celle des hommes de demain.

L’eau, ressource renouvelable mais précieuse, qu’il faut respecter !

 

L’eau brille de tant de facettes que chacun

trouvera des raisons de s’y attacher.

Changer d’agriculture, vite !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                         L’agriculture productiviste est une des principales causes de la pollution des eaux. Il faut prendre le problème à la               source au nom du vieux principe : mieux vaut prévenir que guérir ! Bien sûr, on pourrait penser que le domaine agricole n’est             pas du ressort de l’agglomération. Pourtant, de nombreuses communes rurales la composent, et elle pourrait peser plus                    auprès du département et de la région pour infléchir les politiques agricoles.

        Nous demandons de :

  • Prioriser l’agriculture biologique. Cela signifie aider au développement du maraîchage et de l’agriculture biologique, et favoriser l’élevage biologique pour en finir avec l’élevage intensif (vaches, bovins, porcins et volailles).
  • Inciter à la couverture du sol en hiver par la pratique de cultures intermédiaires (moutardes, phacélie…) qui piègent les nitrates ou par une rotation des cultures d’hiver céréales, colza) et cultures de printemps ou d’été (betteraves, pommes de terre).
  • Réduire au maximum les quantités de phosphores et d’azote (déjections animales, responsables de l’excès de nitrates qui pollue les eaux souterraines).
  • Diminuer au maximum le recours aux pesticides.
  • Réévaluer la politique d’épandage dans les champs de boues issues des stations d’épurations contaminées par des métaux lourds et des PCB. La surproduction de boues issues des stations d’épurations pose d’autres problèmes écologiques, du fait de la production de dioxines lors de leur incinération.
  • Tout mettre en œuvre pour favoriser la biodiversité, préserver et restaurer les zones humides, les mares, les prairies, les haies, la remise en herbe, bandes enherbées dont les fonctions écologiques sont essentielles (limitation des inondations, capacité d’autoépuration des eaux).
  • Renforcer ou rendre obligatoire l’éco-conditionnalité des aides aux agriculteurs pour les aider à changer de pratiques agricoles. Nous soulignons ici que le curatif n’a jamais été la solution car il favorise la fuite en avant. Le préventif est la seule approche qui vaille. Cela signifie qu’il faut privilégier un autre circuit économique pour des petites et moyennes exploitations ancrées dans leur territoire.