Inondations à Florence Italie

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

       Les inondations ne cessent d’accabler l’homme depuis le début de l’humanité. Il y en a eu des centaines, que dis-je, des milliers mais certaines marquent plus que d’autres. Florence, l'une des plus belles villes d'Italie, a payé un lourd tribut aux frasques de l’Arno, le fleuve côtier qui traverse la ville. Fleuve est un nom pompeux car en réalité c'est une petite rivière au débit modeste la plupart du temps mais qui de temps à autre se transforme en fleuve incontrôlable détruisant tout sur son passage. L'Arno est coutumier du fait, il a déjà semé la terreur en 1333, 1547,1844 et la plus effroyable celle qui est mon sujet aujourd'hui. Les pertes humaines, le nombre d'habitants affectées, le montant des dégâts comptent pour élever l’émotion, la compassion et la tristesse car toutes les catastrophes sont bouleversantes mais il en une qui m’a particulièrement attristé, c’est le déluge qui s’est abattu le 3 novembre 1966 sur la ville de Florence, berceau de la Renaissance italienne. Des images choquantes diffusées par les télévisions du monde entier car elle réunissait toutes les conditions d’un désastre dont le bilan est dramatique : 35 morts, 5 000 sans-abris, 6 000 boutiques ravagées, 15 000 autos détruites auxquelles il faut ajouter les dommages irrémédiables causés dans les musées, aux archives, aux oeuvres d'art, aux mobiliers, aux fresques, aux peintures, aux sculptures, à beaucoup de livres et photos ! Je me souviens que les secours ont afflué de toute l’Italie ainsi que des volontaires du monde entier dont beaucoup d’étudiants. Je n'ai pas oublié une expression sympatique des médias italiens qui appelleront ces derniers les « Angelis del fango » (les Anges de la boue). Heureusement, peu à peu, Florence s'est reconstruite et rayonne à nouveau ! 

Dunes, un milieu à protéger.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Les dunes, des milieux fragiles à préserver.

Les dunes littorales sont un milieu très particulier. Elles sont constituées à partir d’éléments fins (sable et limons) ayant deux principales origines, alluviales et éoliennes. Une végétation fixatrice spécialisée, en particulier l’oyat, nécessaire à l’élévation de dunes. D’un point de vue écologique, trois figures peuvent être mise en évidence : la plage nue pratiquement dépourvue de végétation, la dune vive, surtout le premier cordon, peuplé par les espèces plus spécialisées comportant certains nombre d’adaptations. Enfin la dune fixée possède une faune spécifique moins riche et moins particulière qu’au niveau de la dune vive.

En Languedoc-Roussillon, la principale mesure de conservation des dunes consiste en la mise en place de brise-vent. Les plus couramment utilisés sont les ganivelles et les treillis mécaniques, freinant le vent et abritant la végétation naturelle. Ils provoquent à leur contact un dépôt de sable permettant d’élever et reconstituer la dune. Lorsque se créent de grandes brèches ou des dépressions dans le profil dunaire, il est nécessaire de procéder à sa restauration. On comble alors progressivement le déficit avec du sable de même granulométrie, le tout associé à un dispositif brise-vent.

Pour la réhabilitation de la végétation, la plantation d’espèces locales est une technique les plus appropriée pour la restauration des dunes. A l’heure actuelle, l’oyat (Ammophilia arenaria) est l’une des plantes les plus employées. Cependant il en existe bien d’autres, ayant des caractéristiques similaires (adaptées à la salinité, au maintien au sol…) fétuques, carex, chiendent, arbustes, etc.

Contrôler et canaliser la fréquentation pour réduire ses effets destructeurs est plus que nécessaire. Les clôtures végétales ou en ganivelles sont des systèmes très efficaces car difficilement franchissables lorsqu’il s’agit de protéger et délimiter des zones à préserver. Enfin, la création de couloirs obligatoires d’accès à la plage (ganivelles, caillebotis, escaliers en bois) reste essentielle pour canaliser le piétinement.

Erosion du littoral.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

 Les questions liées au devenir des plages du golfe du Lion sont au centre des réflexions actuelles pour lutter efficacement contre l’érosion des plages. Un phénomène qui avec le changement du climat et son lot d’énormes coups de mer, de tempêtes de plus en plus fréquentes, aggravera la situation si des actions concrètes et efficaces ne sont pas appliquées. Limiter l’érosion du trait de côte est un enjeu de taille pour maintenir un tourisme de qualité et pérenniser l’économie des stations littorales.

Sur notre région balayée par les vents, en particulier la tramontane ou le « marin » soufflent en alternance en fortes rafales une bonne partie de l’année déplacent et déposent le sable en grosses quantité sur le front de mer, les rues et les trottoirs qu’il faut enlever mais surtout comble les installations portuaires qui nécessitent alors d’importants travaux de dragage. Le sable récupéré est étalé sur les plages ayant subit au cours des années une érosion majeure. Ce qui a un coût financier substantiel et régulier. Une des mesures prises depuis quelques décennies est la pose de ganivelles afin de retenir au maximum de ce stock sableux pour reconstruire comme autrefois un cordon dunaire en haut de la plage. Les ganivelles ont une fonction primordiale contre la destruction du littoral. Cette palissade freine fortement la vitesse et la force du vent qui la traverse puis la perte de force provoque la chute de la matière transportée. Ce simple mécanisme lui confère une importante utilité dans les actions de protection et de reconstruction des dunes littorales. Leur fonction de barrière permette en même temps d’empêcher le public de pénétrer dans les zones sensibles. La faune et la flore s’approprient à nouveau ces espaces qu’ils avaient abandonnés sous la pression permanente de grands événements festifs, de sports mécaniques, des autochtones et des touristes.

Des mesures ont été renforcées avec des couloirs de passage afin d’éviter le piétinement et continuer à maintenir le cordon dunaire au niveau de la plage.

Basta les delphinariums !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

                       Aujourd’hui, les connaissances scientifiques permettent d’affirmer que les cétacés, ces merveilleux animaux marins, sont des êtres conscients d’eux-mêmes vivant au sein de structures sociales et familiales très évoluées. Il est de plus en plus évident que ces mammifères souffrent d’importants problèmes de santé et de bien-être en captivité. Aucun bassin, quelque soit sa taille, son confort ou son enrichissement ne pourra jamais satisfaire les besoins physiologiques, psychologiques et sociaux de ces animaux hautement cognitifs. D’autre part, aucun delphinarium n’a jamais permis la réintroduction de dauphins dans la nature ce qui tend à prouver qu’ils ne jouent aucun rôle dans la préservation des espèces. Rien ne peut remplacer la totale indépendance et autonomie dans leur milieu naturel de ces animaux d’une beauté incroyable !

Dans l’arrêté ministériel du 3 mai 2017, il est admis dans le préambule qu’afin d’assurer la protection des espèces, d’améliorer le bien-être des animaux et de supprimer toute souffrance, la reproduction de l’espèce Orcinus Orca et de l’espèce TursiopsTuncatus régulièrement détenues en France est désormais interdite. Plusieurs pays, dont récemment le Canada, ainsi que certains peuples européens comme la Hongrie, la Pologne, le Royaume-Uni, le Luxembourg et bien d’autres ont déjà interdit les delphinariums sur leur territoire. L’Inde a même officiellement reconnu aux cétacés le statut de personnes non-humaines. Il est urgent que la France inscrive sur le marbre une nouvelle loi interdisant la reproduction en captivité.

Un sondage IFOP de novembre 2018 indique que les Français rejettent à 70% la captivité de ces animaux à des fins de divertissement. Ce sondage conforte qu’il est temps d’abandonner des méthodes d’un autre temps !

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Oui, tu ais gentille et agréable avec moi, le publc fantastique mais tu sais j'aimerais parcourir la Méditerranée,le bassin est plus vaste, la liberté n'a pas de prix. 

Demain, un monde sans eau potable ?

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

          La consommation d’eau s’est accélérée à partir de 1950 tandis que la population doublait. Bien plus que les usages industriels et domestiques, c’est l’irrigation qui a progressé le plus vite (plus de 60% depuis 1960). Elle utilise aujourd’hui près des trois quart (3/4) de l’eau douce dans le monde. Dès les années 2 000, les Nations-Unies ont créé un programme mondial pour tenter de trouver des solutions durables à ce problème qui affecte le développement de l’humanité. Sans une meilleure gestion et un partage de « l’or bleu » entre les pays, 6 milliards d’habitants manqueront d’eau en 2050, soit les trois quart (3/4) de l’humanité. Clé du développement durable, la maîtrise de l’eau constitue un défi mondial. La survie de régions entières en dépend. Partout les signaux d’alarme se multiplient. L’accroissement de la population, la pression sur les ressources, la concurrence entre les différents usages de l’eau, le changement climatique sont aujourd’hui autant de défis que les responsables de l’approvisionnement en eau doivent relever.