Les eaux minérales.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

             Il est malheureusement de plus en plus évident que boire la plupart des eaux minérales en bouteille n’est pas meilleur que celle du robinet. Cette formidable industrie qui s’est développée depuis quelques décennies utilise et abuse du mythe de l’eau. La France est riche en sources minérales et thermales et il est vrai que les vertus des cures thermales ne sont plus à démontrer, même s’il reste à prouver réellement les bienfaits thérapeutiques sur le plan purement médical. Le consommateur est trompé en permanence par ces eaux minérales en bouteille dont les ventes axées sur une publicité mensongère et alléchante fait habilement appel à la pureté, à la force de l’élimination des toxines. Ces séduisantes images toujours tapies quelque part dans notre inconscient pollué par notre mode de vie industriel sont les agents complices de la prospérité de ces industries. Les leurres utilisés ont d’autant plus d’impact que ces mêmes industries et des mêmes groupes d’intérêt économiques, inondent le marché de produits alimentaires de moins en moins naturels et de plus en plus artificiels pauvres en nutriments et qui sont les facteurs originels et dégénératifs de nos carences de vitamines et de minéraux. Il s’agit de dénoncer la récupération de l’image et du symbole de l’eau à des fins purement lucratives. La consommation de ces eaux minérales en bouteilles ne se justifie pas sur le plan de l’hygiène et de la santé, ni sur le plan de l’économie, elles coûtent 313 fois plus cher que l’eau du robinet.

Le scandale de la distribution de l’eau potable.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

         Le scandale de la distribution de l’eau potable en France est évidente. L’état des canalisations pour transporter l’eau potable sont dans un état de délabrement déplorable. Installations ancestrales, fuites ignorées ou jamais traitées, ruptures récurrentes, travaux au compte-goutte sont très prisés, et il s’échappe chaque jour des centaines de milliers de m3 d’eau traitée ! D’après les derniers calculs du ministère de l’écologie, en moyenne 1 litre sur 4 disparaît dans une fuite ou rupture de canalisation soit 25 % !

Le scandale est écologique. Des centaines de milliers de m3 sont prélevées dans les nappes et les rivières pour rien. Il est aussi économique: cette eau est traitée par les usines pour être rendue potable mais elle n’arrive jamais aux robinets. Le calcul est simple : les réseaux perdent 1,5 milliard de m3. Effarant, désolant, quel gâchis ! Le coût pour les usagers français est évalué entre 2 et 3 milliards d’euros. Pourtant, dans les villes quand la distribution de l’eau potable est confiée à des sociétés privées, des sommes très importantes sont prélevées sur les factures des usagers pour l’entretien des réseaux. Il revient aux élus de contrôler l’emploi de ces sommes afin qu’elles soient utilisées en totalité et non détournées à leur destination initiale.

Comme d’habitude en termes de responsabilités tout le monde se renvoie la patate chaude ! Pas responsables et pas coupables ! Toutes les excuses sont invoquées par les responsables.

Les tarifs de l’eau : savoir comparer.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Comparer le prix du m3 d’eau potable d’une collectivité à une autre est un véritable casse-tête car le prix est essentiellement fonction de la configuration géographique dans laquelle se situe la collectivité à desservir.

Dans le cas de la ville Grenoble par exemple, l’agglomération est implantée dans une vallée et l’habitat est resserré. La ville dispose en amont des sources importantes produisant une eau de grande qualité. Les frais consécutifs au traitement, au stockage et à l’acheminement sont assez faibles pour chaque habitant. Il en va différemment d’un service qui récupère l’eau brute en rivière pour la faire parvenir, par un système de pompes électriques multiples et de réservoirs à un ensemble de villages éloignés les uns des autres situés en altitude. Toujours rapporté au nombre d’habitants, les km de réseaux et d’équipements indispensables sont alors très coûteux. Ce qui explique le prix d’un m3 d’eau diffère fortement d’une collectivité à l’autre, même gérée de la même façon et il est très intéressant de connaître également la répartition des divers montants qui constitue le prix final.Tous les éléments détaillés concernant le coût du traitement du renouvellement du réseau, des frais de personnels, de la facturation et du bénéfice encaissé par la société privée lorsqu’il y a affermage, permettent alors de comparer utilement les différents systèmes de gestion. Si l’on examine attentivement les moyennes nationales de ces divers coûts, c’est l’eau en régie qui est la moins chère, environ 25 % de moins que l’eau en affermage. Un autre élément important mais méconnu est celui des pertes d’eau sur les différents réseaux. Selon la vétusté du réseau, les pannes et les casses sont plus ou moins fréquentes et chaque année, les collectivités doivent procéder en général aux nettoyages complets des réservoirs ou rincer abondamment les conduites lors des travaux de remplacement des réseaux.

L’eau, toujours plus chère.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

L’eau coûtera de plus en plus chère car il y a obligation de tenir compte de certains critères qui sont :

  • 1). de trouver et exploiter des sources d’approvisionnement souterraines ou de surfaces,
  • 2). plus les lieux de prélèvement et de consommation sont éloignés, plus les adductions seront coûteuses,
  • 3). le stockage avant distribution (château d’eau, réservoirs, etc...),
  • 4). les traitements plus ou moins sophistiqués pour purifier l’eau et la rendre potable,
  • 5). la distribution jusqu’aux compteurs des habitations,
  • 6). le coût de l’évacuation des eaux collectées après utilisation et de dépollution afin de protéger nos rivières et rivages,

Le prix des investissements, de l’entretien des installations et les coûts d’exploitation, le coût de la distribution de l’eau et de la collecte des eaux usées dépend également de la dispersion de l’habitat. Un habitat rural exige ainsi des investissements de distribution et de raccordements plus élevés. Enfin, les charges financières (emprunts, amortissements,) font varier le prix de l’eau d’une commune à l’autre. 

Le mirage de l’eau embouteillée.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

            Depuis près de 50 ans la consommation de l’eau en bouteille n’a cessé malgré un prix excessivement cher comparé à celui de l’eau du robinet, et malgré le fait que les pays industrialisés actuellement les plus consommateurs, assurent la distribution d’une eau potable de qualité très contrôlée. Le marché de l’eau en bouteille est devenu un produit de grande consommation lorsque les contenants sont devenus jetables. Mêlant les fantasmes et les préjugés sur l’eau, la communication a su faire de l’eau embouteillée le secteur le plus dynamique de l’agro-alimentaire en jouant avec nos peurs et en puisant dans l’imaginaire collectif sur l’eau, naturellement riche. Il y a une mode à boire de l’eau « naturelle » ou de « source ». La plupart des consommateurs tendent à croire que ces eaux provenant de sources, lacs ou rivières ont des vertus quasi magiques et une forte valeur nutritive. Cette idée est complètement fausse. L’eau en bouteille peut contenir de petites concentrations de minéraux tel que le calcium, le magnésium ou du fluor mais c’est aussi le cas de la plupart des eaux distribuées par les municipalités ou les compagnies délégataires privées. Dans les régions méditerranéennes les volumes d’eau embouteillée consommés par les habitants sont de 30% inférieurs aux standards nationaux. A contrario dans la région Nord seuls 31% des habitants déclarent boire habituellement l’eau du réseau public.

A l’image de sa nature fluide, l’eau s’infiltre partout, dans l’économie, la géopolitique, l’écologie, la physique et la chimie, la littérature, l’histoire, les arts. etc… Elle a permis la naissance de la vie,  lui est indispensable et accompagne le développement des civilisations.   La tendance a commencé à se renverser en raison de la crise économique mais aussi des puissants mouvements de contestation qui se sont développés notamment en Amérique du Nord, contre une industrie qui apparaît à bien des égards comme une aberration écologique et sociale.