Identité biologique.

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

                L’eau douce est rare et précieuse, aussi vitale pour notre organisme que pour l’équilibre de la planète. Elle est également, de toute éternité, une source inépuisable de plaisirs et de bien-être. Elle puise ses bienfaits dans les entrailles de la terre et nous les restitue (calcium, sodium, magnésium, potassium, silice sélénium, etc.). Elle soigne le corps et l’esprit ! Lorsqu’elle parvient au robinet, l’eau a accompli un long et périlleux voyage dans les profondeurs terrestres. Un voyage qui a commencé, il y a des dizaines d’années, parfois des centaines de milliers d’années. Une partie de l’eau de pluie rejoint directement ou indirectement rivières, fleuves lacs ou océans avant de s’évaporer, de se concentrer dans l’atmosphère et de redevenir pluie. Une autre partie s’infiltre dans les nappes aquifères, file un parcours souterrain à l’écart des péchés humains, plus mystérieux. Elle se faufile dans le sol à des profondeurs pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres, chemine lentement à travers les fissures de la roche, les vides des sables et graviers, ou les grès, jusqu’à ce qu’elle rencontre un obstacle infranchissable, par exemple de l’argile. Alors elle remonte, soit naturellement par une faille géologique, s’échappe par une source ou artificiellement par un forage.  Durant son séjour souterrain, l’eau de pluie est purifiée au contact des roches poreuses et des sables. En outre elle se charge en éléments minéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium, bicarbonates et en oligo-éléments (fluor, sélénium, silicium). La minéralisation dépend de la géologie du site : ainsi les sous-sols trop faillés laissent s’écouler l’eau trop rapidement pour qu’elle puisse se charger en minéraux ; le granite, peu soluble, libère peu d’éléments minéraux mais possède un fort pouvoir épurateur ; les bassins calcaires sont en revanche propices à une minéralisation conséquente car le calcaire se dissout facilement et libère du calcium. Plus le cheminement souterrain sera long, plus la minéralisation de l’eau sera élevée et constante. C’est durant son cheminement sous terre que l’eau s’imprègne d’une « identité biologique » avec sa composition, unique, en éléments minéraux, son caractère, gazeux ou plat, sa température chaude ou froide et son goût. Un ADN qui déterminera si cette ressource naturelle est bénéfique ou malfaisante au corps humain.

Porteur d'eau à Larisse.

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

ThéssalieLe porteur d'eau remplit ses réserves pour vendre l'eau aux habitants de Larisse. Vendre de l'eau de la rivière pourrait de nos jours choquer mais les populations n'avaient pas d'autres solutions. La carte postale, datée de juin 1916, permet de penser qu'à cette époque il y avait moins de pollution qu'aujourd'hui; ce n'est pas  tout à fait exact, d'autres formes de pollution existaient. Baignée par le fleuve Pénée, Larissa ou Larisse, est une ville grecque située entre Athènes et Théssalie.

 

Le goutte à goutte.

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

          Le système d’arrosage au goutte à goutte est de loin le plus efficace et le plus économique. Si l’installation et le matériel est de bonne qualité, l’économie d’eau est d’environ 40%, ce qui est appréciable surtout dans les régions méditerranéennes. Il vous en coûtera certes un investissement de départ mais votre facture d’eau s’en trouvera notablement réduite ! D’autres avantages s’ajoutent à l’épargne d’eau :

  • c’est un équipement sur le long terme qui humidifie seulement le pied de la plante,
  • le creux du sillon est toujours sec qui facilite les déplacements dans le potager,
  • facilite la corvée d’arrosage car le temps et le dosage est réglé par le jardinier,
  • procure un gain de temps appréciable consacré à d’autres tâches. 

Cette technique d'arrosage s'appelle le goutte à goutte ou irrigation "sous perfusion". A basse pression, l'eau s'écoule d'une perforation sur le tube principal afin que l'eau tombe goutte après goutte au pied de la plante puis s'infiltre jusqu'aux racines.

Irrigation respectueuse de la ressource. .

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

          L’irrigation consiste à puiser l’eau d’une rivière, d’un canal, d’un lac ou d’une nappe d’eau souterraine pour arroser les cultures. Cette technique connue depuis des milliers d’années, en fait vieille comme le monde, est très utilisée dans les pays au climat torride où il pleut faiblement. Elle permet à des milliards de gens de vivre, mais elle peut s’avérer dangereuse, en épuisant les ressources aquatiques et en créant une croûte de minéraux à la surface des terres. En effet, l’eau s’évapore très vite dans les pays à la chaleur suffocante et les minéraux dissous (par exemple le sel) se cristallisent sur les sols jusqu’à rendre impossible toute culture. A l’échelle mondiale et essentiellement pour l’irrigation, l’agriculture représente 70 % de la consommation totale annuelle d’eau. 60% de cette eau s’évapore avant même d’avoir été absorbée par les plantes. D’où la nécessité de privilégier des techniques économes comme le goutte à goutte qui donne aux plantes juste ce qu’il faut, évitant ainsi les pertes par évaporation. 

Au Mahgreb, l'eau est précieuse et depuis des millènaires fonctionne des systèmes de répartition égalitaire selon la superficie à irriguer. La ressource arrive par un canal, puis s'écoule entre les dents du peigne pour être mesurée et répartie scrupuleusement. Cliché de 1965.