Que faire des eaux sales ?

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

        Les branchements à l'égout, la construction de fosses septiques doivent être conformes à des règles techniques précises. Ne réalisez pas de branchement sauvage : c'est interdit et vous pourriez être la première victime de votre imprudence. Entretenez régulièrement vos dispositifs d'assainissement autonome. Les broyeurs d'ordures (qui rejettent les déchets dans les réseaux d'eaux usées) sont interdits. Ne jetez pas vos huiles de vidange, huiles ménagères, herbicides et autres rejets de produits polluants dans le réseau d'eaux usées (évier), une fosse sceptique (toilettes) ou une rivière ! Cela est interdit ! Votre mairie doit mettre en place une collecte de ces déchets. Renseignez-vous.

La pollution en quelques chiffres.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

     

Les pollutions ont une responsabilité commune.Dans tous les pays du monde, les rejets industriels et urbains sont à l’origine de pollutions intenses, mais localisées, contrairement à la pollution agricole, plus diffuse et plus difficile à traiter. Plus de 90% des eaux usées des pays en voie de développement sont rejetées sans épuration dans la nature.

La moitié des 500 principaux grands fleuves mondiaux est sérieusement contaminées. Chaque jour, 2 millions de tonnes de déchets sont déversés dans les rivières.

L’industrie rejette plus de 100 000 composants chimiques différents dans les rivières à travers le monde. La Volga charrie 42 millions de tonnes de déchets par an. A Mexico le Canale Grande, utilisé par les agriculteurs pour irriguer leurs champs reçoivent, par seconde, 50 m3 d’eaux usées. 

Rendre aux eaux polluées une qualité compatible avec les usages reste un exercice difficile, long et couteux. Polluer aujourd’hui peut conduire à des situations dramatiques demain. 

Dicton en catalan :          Si el desembre plou, bon any nou.

Traduction en français :   Si en décembre il pleut, nouvelle année bonne. 

Les mégots polluent l’eau.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

               Les mégots de cigarette sont omniprésents dans la nature et 40 % d’entre eux se retrouvent, par exemple, en mer Méditerranée. Or un mégot peut mettre jusqu’à 15 ans pour se désagréger totalement. Pire encore, un seul mégot peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau potable. En cause les substances nocives (nicotine, phénols, métaux lourds) que contiennent les cigarettes, certaines étant cancérigènes. Ces composés toxiques sont dilués dans les réseaux d’assainissement des eaux non équipés pour les traiter.

  A Paris, Lille, Colmar ou encore Cannes, les pouvoirs publics ont opté pour la verbalisation : 68 euros pour un mégot jeté par terre. Dans la capitale 3 000 agents anti-civilités patrouillent sur le terrain et ont infligé en 2018 plus de 100 000 amendes avec une explosion pour celles qui concernent le jet de mégots (plus 723%). Fumer tue mais fumer pollue aussi !

Dans la Nature sont jetés, chaque jour, 10 milliards de mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau potable et 40 % des déchets maritimes. Le geste semble anodin mais il est déplorable pour la nature et les hommes ! 

Catastrophes écologiques.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

           Inondations, sécheresses, épisodes caniculaires, feux, frappent trop souvent la faune et la flore. Lorsque les températures montent, il y toujours quelque part un feu qui embrase, ici ou là, un pan de forêt sèche ou une étendue de taillis broussailleux qui peuvent être dévastateurs et dramatiques. Ce fut le cas en Empordà en 2012.

Les végétaux ont évolué au gré des désastres, les espèces sont armées pour survivre aux épreuves naturelles. Dans les habitats les plus exposés, les arbres ont développé des stratégies de survie.

Du sol fertilisé par les cendres émergent bientôt des pousses. La vie animale revient rapidement dans les zones dévastées par les incendies. Les crues sont tout aussi fécondes. La plupart des plantes supportent d’être immergées quelque temps, et bien des animaux peuvent échapper aux eaux en nageant. Pour compenser, ils reçoivent du limon qui régénère les sols, ce qui est excellent pour les végétaux donc pour les animaux.

Les sécheresses sont beaucoup plus dévastatrices, car la vie a besoin d’eau. Des espèces se sont pourtant adaptées aux milieux les plus arides, parvenant à trouver le liquide vital même dans le désert. Il semble finalement que de tous les êtres vivants, c’est l’homme qui souffre le plus des catastrophes naturelles. Marées noires, énergies fossiles, pluies acides. Pourtant leur capacité de survivre à ses horribles catastrophes est une des forces remarquables de la Nature. Les espèces sauvages pourront-elles faire face à l’impact croissant des activités humaines sur la Terre ?

La marenda.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

        La "marenda" est un mot catalan venu du latin "maritima". C’est l’espace aux limites fluctuantes où se rencontre la terre et la mer. Il évoque un territoire rocheux ou parsemé d’étangs, d’embouchures de rivières, de marais et de plaques de sel, la "salobre". Il est impropre aux cultures et laissé à l’état "naturel". Sur la côte sablonneuse, seuls les "artmanos" y trouvaient les subsistances pour vivre en pratiquant la pêche artisanale et la chasse au gibier d’eau. Au bord de l’eau ils édifiaient des « barracas » dont les armatures étaient en bois flotté, les murs et le toit constitués par des bottes de sanills, les roseaux de l’étang. Pour la jeunesse du village, la Marenda était un lieu plein de mystères et c’est en bande qu’ils l’exploraient. Ils frissonnaient au bruit furtif d’un reptile dérangé dans son bain de soleil ou aux cris d’effroi d’un oiseau inconnu caché avec ses petits dans les hautes herbes. Après cette leçon de sciences naturelles, il fallait rentrer bien avant la nuit car au coucher du soleil, les nuées de moustiques assoiffés de sang surgissaient des endroits humides. Dans les rues les gens tentaient de les faire partir en brûlant du bois dont la fumée incommodait les insectes piquants. Sans tramontane et malgré les moustiquaires, la nuit devenait animée car le moustique s'il a une qualité c'est bien celle d'être extrêmement têtu ! 

    A partir des années soixante, avec l’aménagement du littoral, la "marenda" a changé d’aspect après une impitoyable campagne de démoustication. Toutes les mares et points d’eau stagnante sont comblés ou éradiqués. Il reste quelques espaces préservés comme le Mas Larrieu à Argeles, au cap Béar, Paulilles en Pays catalan, Gruissan en Languedoc, au cap de Creus sur la Costa Brava qui permettent de retrouver la "marenda" d’autrefois.