Eau de source : méfiance.

Écrit par Super User. Publié dans Fontaines.

             Une eau de source claire ou transparente s'écoulant en pleine campagne ou en montagne n’est pas obligatoirement une eau potable. Ses qualités sont fonction des couches géologiques traversées et des infiltrations accidentelles. La qualité d’une eau de source est très variable, y compris dans un environnement qui paraît au premier abord sain. Elle dépend des terrains qu’elle a rencontré au cours de ses pérégrinations souterraines, de son bassin d’alimentation, des précipitations et des saisons. En Languedoc, en Catalogne Nord et en Catalunya, les sols karstiques couvrent la campagne, largement fissurés (avens, gouffres, failles), l’eau résiduelle s’engouffre sans se filtrer, elle peut se charger de déchets organiques putrides (feuilles mortes, cadavres d’animaux, engrais chimiques, produits phytosanitaires). Il faut donc être très prudent avant d'en boire sans connaître son origine ou son parcours.

Sources thermales Le Boulou.

Écrit par Super User. Publié dans Fontaines.

         Le Boulou petit village au pied des Albères où les Pyrénées rattrapent la Méditerranée, est blotti tout près de l’Espagne sur l’antique Via Domitia tracée par les Romains. A ses pieds coule le Tech, fleuve côtier, qui prend sa source au fin fond de la vallée sur les flancs du Massif du Canigou. Capricieux, redoutable et redouté lors de ses débordements saisonniers, il a donné son nom à la vallée. Le territoire du Boulou englobe un tissu de petits torrents dévalant sous les chênes et marronniers séculaires, de chênes-lièges, de pins et de landes aux senteurs méditerranéennes. Mais il est surtout parsemé de sources naturelles minéralisées. La pétillante cité est connue grâce à ses eaux thermales dont l’existence remonterait au IXème siècle. Il serait très injuste de ne pas associer un soleil très généreux dans un ciel bleu d’azur.

Quatre sources bicarbonatées sodiques et ferrugineuses sont depuis des siècles utilisées par les populations environnantes. Analysées pour la première fois en 1754, on consigna, enfin, l’importance de la teneur en minéraux. Deux ans plus tard, en 1756, un professeur en médecine à l’Université de Perpignan persiste sur les qualités curatives des eaux du Boulou notamment sur les troubles de l’appareil digestif, biliaire et rénal. En 1833, un professeur de la faculté de médecine de Montpellier compare et met en parallèle la composition chimique des eaux thermales de Spa, en Belgique, avec celles du Boulou. A cette époque les eaux réputées de la ville belge accueillent tout le gotha des têtes couronnées ou célèbres de l’Europe entière. En 1841, une société anonyme gère les Eaux du Boulou qui sont alors consommée et le litre d’eau est vendu dans les Pyrénées Orientales et partout ailleurs.

Malgré des qualités intrinsèques reconnues, Le Boulou ne possède pas pendant très longtemps d’établissement thermal. Conscient de la valeur thérapeutique de ces sources, le professeur montpelliérain motive la construction d’un établissement thermal qui aura lieu huit ans plus tard. C’est seulement en 1859 en raison de la demande constante qu’on construisit un bâtiment convenablement aménagé, alimenté par les sources « Boulou », la « Clémentine », le « Milieu » et la source de St Marin de Fenollar. La nouvelle structure accueille des buveurs et permet le séjour de curistes.

Le « vrai Vichy des Pyrénées » : c’est ainsi que le Boulou est nommé par rapport à la qualité de ses eaux thermales qui possèdent des vertus thérapeutiques comparables ceux de la ville thermale de Vichy.

Fontaine des Trois Grâces Montpellier.

Écrit par Super User. Publié dans Fontaines.

IMG 2466

       La Ville de Montpellier commande en 1773 au sculpteur Etienne d’Antoine une fontaine monumentale. En 1776, un bloc de marbre engendre une œuvre magnifique, les Trois Grâces. Le travail de l’artiste est remarquable. Au bout des 3 ans consacrés à la création de l’œuvre, les projets de la ville ont changé, on ne sait plus quoi en faire ! Au début on pensait mettre les statues Place de la Canourgue, mais ce n’est plus possible. On paie d’Antoine, on enterre le projet et les statues finissent dans un entrepôt municipal. Il en coule de l’eau sous le pont du Lez avant que la municipalité imagine que le monument d’Antoine agrémenterait avantageusement l’actuelle Place du Marché aux fleurs. Et finalement, ce ne sera pas possible, retour au dépôt pour longtemps. Ce n’est qu’en 1797, à sa majorité, 21 ans, que les Trois Grâces sont installées Place de la Comédie. La mairie de l’époque veut quelque de joli mais elle n’a que ça sous la main. A l’emplacement des statues, il y avait un abreuvoir qui pour l’occasion est déplacé derrière le théâtre (actuel Opéra-Comédie). Chez les montpelliérains les habitudes sont difficiles à changer, pendant des années, on continue à faire boire les chevaux au même endroit, dans la vasque aux pieds des Trois Grâces. Le crottin parfumé au purin et l’invasion de mouches autour du bassin des Trois Grâces, en plein centre-ville, pose de sérieux problèmes d’hygiène ! La ville a recours aux forces de l’ordre pour protéger les bassins de la soif et des excréments des chevaux ! A cette époque un autre problème se pose. Elles sont jolies les Trois Grâces, mais elles sont nues, oui à poil, ça ne se fait pas, ça dérange quelques âmes pudiques ! A chaque fête religieuse ou civile, on les couvre d’un drap. En 1895, les filles dénudées s’éloignent du théâtre pour s’installer au centre de la Place, la vasque est remplacée et l’ensemble est surélevé d’un bon mètre. L’aspect global ne change plus jusqu’en 1963. A cette date on pave de marbre l’Œuf qui valorise la fontaine monumentale. En 1989, la mairie de Montpellier constate que les statues vieillissantes sont abîmées, elles sont remplacées par une réplique en résine. C’est-ce que l’on peut voir actuellement sur la Place de la Comédie. Les Trois Grâces, les vraies, sont à l’abri à l’intérieur de l’Opéra.

Hommage à l'Eau à Barcelona.

Écrit par Super User. Publié dans Fontaines.

              En 1929, l’architecte Joan Maria Jujol, clairement influencé par son ami Gaudi, dessine la Font de la plaça d’Espanyà située au pied de la colline de Montjuic à Barcelona, une allégorie qui rend un hommage à l’Eau. Pour la réalisation de cette œuvre  au style moderniste, Jujol s’est entouré d’artistes de renom. Miquel Blay était chargé d’exécuter les sculptures principales qui reprennent les trois mers de la péninsule ibérique ainsi que les fleuves qui l’irriguent : l’Ebre, le Tage et le Guadalquivir. Les frères Miquel et Llucià Oslé cisèlent les figures des angles ; il s’agit de l’Abondance, la Santé et la Navigation. La réalisation de la vasque supérieure est l’ouvrage de Frédéric Llobet. L’utilisation de matériaux nobles tels que le marbre, le fer et le bronze additionnés à la hauteur (33 m) constitue une œuvre monumentale d’une grande élégance.

A droite, les antiques arènes (1900) au style mudéjar accueillent aujourd’hui un centre commercial ! 

Fontaine Neptune Carcassonne

Écrit par Super User. Publié dans Fontaines.

 Fontaine_Neptune_01.jpgLa monumentale fontaine de Neptune, place Carnot à Carcassonne, fut inaugaurée en 1771. Une oeuvre remarquable avec un imposant bassin circulaire en marbre rose de Caunes-Minervois ; au milieu s’élève une colonne supportant une statue dédiée à Neptune, le roi des Eaux. L'œuvre d’art conçue par l’artiste italien Barata agrémente la Bastide St Louis depuis plus de 250 ans.